33 (0)1 49 60 40 66

Doctorant

 

Sociologie, socialisation, accompagnement, autorité

Courrriel : vildardmartial(a)gmail.com

 

 

Thèmes de recherche

 

Sociologie comparative des métiers de l’accompagnement

Sociologie des institutions

Sociologie de l’autorité

Socialisations

 

 

Bio personnelle

 

– 2015 – … : Première, deuxième et troisième année de doctorat. ED EPHE.

– 2013 – 2015 : Master recherche, « sciences des religions et société », EPHE.

– 2010 – 2013 : Licence de sociologie, Université de Poitiers.

 

 

Enseignements

 

– 2016-2017 : Chargé d’enseignement à l’Université de Poitiers

TD méthodologie de l’enquête de terrain, L1 sociologie.

TD sociologie politique, L1 sociologie.

TD sociologie des migrations, L2 sociologie.

 

 

Communications

 

– Juillet 2017 : « Des accompagnateurs pour trouver son chemin », intervention lors du 7ème Congrès de l’Association Française de Sociologie, RT 43.

 

 

Affiliations

 

– Membre du programme « Agenda pour une sociologie critique des religions »

– Membre de l’Association Française de Sociologie

 

 

Thèse

 

Titre de la thèse : Sociologie des dispositifs d’accompagnement personnalisé

Directeur de recherche : Philippe Portier

 

Résumé de thèse :

Au cours des années 1990 en France, le terme d’« accompagnement personnalisé » fleurit dans le discours des formateurs de toute obédience. Cette nouvelle technologie du rapport à l’autre s’impose rapidement avec la force de l’évidence dans des secteurs très variés : formation et reconversion professionnelle, éducation de la jeunesse, assistance sociale, accompagnement thérapeutique et psycho-thérapeutique, initiation et formation religieuse, démarche de développement personnel et quête du bien-être… Se développe un vaste réseau des métiers du conseil, de la relation d’aide, du coaching et de l’accompagnement. Cette expansion rapide et massive entraîne du même coup le rejet d’autres notions : il n’est plus question de guider, de former, d’orienter ou de prendre en charge, mais bien d’accompagner. Désormais, il n’est du ressort d’aucun professionnel de dire à autrui où il doit aller, c’est à lui de trouver son point d’arrivée, d’élaborer ses propres solutions à partir de ses ressources personnelles. C’est précisément dans cette apparente non-directivité et cet anti-autoritarisme martelé que la relation d’accompagnement puise aujourd’hui sa légitimité.

Si l’accompagnement se développe avec un tel succès, c’est qu’il rencontre une forte demande. Personnaliser la relation répond de manière adéquate à la vision que les individus ont d’eux-mêmes : des êtres profondément uniques, rencontrant des problématiques professionnelles, familiales, spirituelles singulières et auxquelles il convient de fournir une attention au cas par cas et des accompagnements taillés sur-mesure.

Généalogie du terme d’accompagnement et autopsie des pratiques actuelles sont les deux grands axes de cette recherche. Pour mener à bien ce projet, je dresserai une analyse comparative de trois métiers de l’accompagnement : le conseil conjugal et familial, le coaching professionnel et la relation d’aide chrétienne. Ce rapprochement surprenant permettra, d’une part, d’objectiver les éléments qui constituent le socle de toutes ces pratiques, et d’autre part, de démontrer comment trois espaces sociaux – sphère familiale, professionnelle et spirituelle – ont intégré et reconfiguré cette nouvelle normativité en fonction de leurs dynamiques propres. Bien que l’on ne coach pas en entreprise comme l’on tient conseil auprès d’un couple, les professionnels semblent pourtant engager dans leurs actions des présupposés similaires. Se dessinera alors peu à peu une définition sociologique de l’accompagnement que l’on pressent bien éloignée de celle que les acteurs revendiquent.