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Le GSRL accueille Nadia Malinovich en délégation au GSRL pour l’année 2017-2018.

 

Nadia Malinovich est maîtresse de Conférence, Université de Picardie Jules Verne 8.

 

Collaboratrice, Histoire, Femmes, Genre et Migrations, Université de Québec à Montréal.

 

Courriel : nmalinovichatgmail.com

 

 

Docteure en Histoire de l’Université de Michigan, Ann Arbor, Nadia Malinovich est spécialiste de l’histoire des Juifs en France et aux Etats-Unis. Son livre French and Jewish: Culture and the Politics of Identity in Early Twentieth Century France (2008); trad. français Heureux comme un Juif en France: Intégration, identité, culture, 1900-1932 (2010) explore l’essor culturel juif en France dans les années 20, que les contemporains eux-mêmes désignèrent par le terme « réveil juif ». A travers son analyse de la vie associative, de la presse et de la littérature juive, elle nous montre que pour cette génération de Juifs français, il s’agissait de trouver de nouveaux moyens d’être « à la fois Juifs et Français ». Cette quête identitaire a aussi aidé à la reformulation du concept même d’identité française.

Depuis 2009, ses recherches se sont focalisées sur l’intégration et l’identité des Juifs venus du monde arabo-musulman aux Etats-Unis après la deuxième guerre mondiale. Elle a notamment publié deux articles issus de ses recherches sur les anciens élèves des écoles de l’Alliance Israélite Universelle en terre d’Islam qui se sont installé aux Etats-Unis. « The American Friends of the Alliance Israélite Universelle: A Study in American-Jewish intraethnic Relations, » American Jewish History 98/4 (oct. 2014) se focalise sur les relations ashkénazes-sépharades au sein de cette association, ainsi que sur le rôle de l’association dans la création de réseaux sépharades aux Etats-Unis. « Francophonie and Sephardic Difference in the Post-War United States, » French Politics, Culture and Society 34/3 (déc. 2016) est basé sur ses recherches sur les Friends ainsi que sur la littérature et les autobiographies des immigrés juifs d’Afrique du Nord et du Moyen Orient. Il explore l’importance de l’identification avec la France et avec la langue française pour les Sépharades francophones installés aux Etats-Unis dans l’après-guerre.

Son projet actuel compare la mémoire, l’intégration et l’évolution identitaire des anciens élèves de l’Alliance Israélite Universelle (AIU) en France, au Canada et aux Etats-Unis. Au croisement de l’histoire sociale et de l’histoire culturelle, ce projet est alimenté par plusieurs sources : des entretiens oraux, des mémoires d’anciens élèves de l’AIU, ainsi que la presse juive et les archives de l’AlU à Paris. Se focaliser sur les anciens élèves de l’AIU permet d’étudier un groupe d’individus qui, malgré des origines diverses, arrivèrent dans ces trois pays avec un bagage commun, notamment la maitrise du français et une familiarité avec la culture occidentale. L’approche comparatiste nous invite à nous questionner sur comment l’expérience d’intégration des gens d’un milieu similaire diffère selon le pays d’accueil. Qu’est-ce que cela implique d’être, par exemple, un « Juif marocain » à Paris, à New York ou à Montréal ?

 

 

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