La franc-maçonnerie, apparue en Angleterre dans les premières décennies du XVIIIe siècle, naît du croisement du club anglais, de la corporation de métier et de la société initiatique inspirée des religions à mystères de l’Antiquité repensés à la Renaissance.

Rapidement introduite en terre d’islam, elle reste toutefois, jusqu’au milieu du XIXe siècle, le club fermé des commerçants et des diplomates européens, c’est-à-dire excluant les non-chrétiens.

Vers la fin du XVIIIe siècle, les loges cessent d’être des clubs réservés à leurs seuls compatriotes et s’ouvrent lentement aux juifs et aux chrétiens orientaux.

Il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour voir des musulmans reçus, en nombre de plus en plus important, dans les loges maçonniques de l’Empire ottoman, à Constantinople, à Beyrouth, à Alexandrie et au Caire.

Au sommaire du dossier :

  • Franc-maçonnerie en terre d’islam par Thierry Zarcone
  • Les frères libanais au service de la modernité… malgré l’Eglise par Saïd Chaaya
  • De l’art d’être maçon dans la Syrie mandataire par Thierry Millet
  • Effervescence à l’égyptienne par Thierry Zarcone
  • Abdelkader, franc-maçon ?! par François Pouillon
  • Ombres et lumières de la franc-maçonnerie au Maghreb par Lucien Sabah